Comprendre les termes courants en orthophonie peut aider les parents, les aidants et les patients à mieux saisir les rapports, les séances de thérapie ou les conseils professionnels. Ce guide explique 30 termes fréquemment utilisés dans un langage simple et accessible aux patients.
1. Articulation – Désigne la clarté avec laquelle une personne peut produire des sons individuels. Certaines personnes peuvent confondre des sons ou en omettre, ce qui rend les mots difficiles à comprendre. Il s'agit de la manière dont les lèvres, la langue et la mâchoire travaillent ensemble pour former la parole.
2. Phonologie – L'étude de l'organisation des sons dans une langue. Par exemple, un enfant peut dire « tat » au lieu de « chat ». La phonologie s'intéresse aux motifs sonores plutôt qu'à la simple prononciation individuelle.
3. Fluidité – La manière dont une personne parle de façon fluide, sans pauses inutiles, répétitions ou blocages. Une personne peut parler très vite ou lentement, ou être « bloquée » sur certains mots, ce qui affecte le rythme et le déroulement de la parole.
4. Bégaiement – Un schéma de parole où les sons, syllabes ou mots sont répétés ou étirés, comme « j-j-j’aujourd’hui ». C’est une différence courante qui affecte le rythme et la fluidité du discours.
5. Troubles de la voix – Désigne des changements inhabituels de la hauteur, du volume ou de la qualité de la voix, tels que l’enrouement, la voix soufflée ou des cassures soudaines. Cela décrit la façon dont la voix sonne plutôt que les mots utilisés.
6. Résonance – Décrit la vibration de la voix dans la bouche et le nez. Certaines personnes ont une voix plus « nasale » ou « creuse ». Cela affecte le ton et la qualité générale de la parole.
7. Aphasie – Une condition où une personne a des difficultés à utiliser ou comprendre le langage, souvent après une lésion cérébrale. Cela peut affecter la parole, la lecture, l’écriture ou la compréhension des mots.
8. Dysarthrie – Difficulté à produire des sons clairs en raison de muscles faibles ou mal coordonnés dans la bouche, la langue ou la gorge. La parole peut sembler brouillée ou marmonnée.
9. Apraxie de la parole – Une condition où une personne sait ce qu’elle veut dire mais a du mal à planifier les mouvements de la bouche pour le dire. Les mots peuvent sortir mélangés ou répétés incorrectement.
10. Langage expressif – La capacité de mettre des pensées, idées ou sentiments en mots ou gestes. Il s’agit de la façon dont une personne communique ses idées, plutôt que de comprendre ce que les autres disent.
11. Langage réceptif – La capacité de comprendre les mots, phrases ou consignes des autres. Certains enfants peuvent avoir du mal à suivre des instructions ou à comprendre des histoires. Cela concerne la compréhension du langage parlé ou signé.
12. Pragmatique – L’utilisation appropriée du langage dans les situations sociales. Cela inclut le fait de respecter les tours de parole, poser des questions, faire des commentaires et comprendre l’humour ou le sarcasme. Il s’agit de savoir communiquer efficacement dans les conversations réelles.
13. Sémantique – La compréhension du sens des mots et des concepts. Cela implique de savoir à quoi se réfèrent les mots et comment ils sont liés entre eux, comme reconnaître qu’un « chien » est un animal et que « aboyer » est un son qu’il produit.
14. Syntaxe – Les règles pour organiser les mots afin de former des phrases. Cela implique de connaître l’ordre et la structure corrects, comme sujet-verbe-objet, pour que les phrases soient claires et compréhensibles.
15. Morphologie – La façon dont les mots changent de forme pour indiquer le temps, le nombre ou la fonction, comme « courir » à « courant » ou « chat » à « chats ». Il s’agit de comprendre et d’utiliser ces schémas dans la langue.
16. Conscience phonémique – La capacité de remarquer, identifier et jouer avec les sons individuels dans les mots. C’est une compétence importante pour apprendre à lire et à écrire, comme reconnaître que « chat » commence par le son « ch ».
17. Perte auditive – Une capacité réduite à entendre les sons, ce qui peut affecter le développement de la parole et du langage. Les enfants peuvent parler plus tard ou de manière peu claire, et les adultes peuvent avoir du mal à suivre les conversations dans des environnements bruyants.
18. Communication augmentative et alternative (CAA) – Méthodes ou outils utilisés lorsqu’une personne a des difficultés à parler. Par exemple, la langue des signes, les tableaux d’images ou les dispositifs générateurs de parole pour aider à communiquer besoins et idées.
19. Compétences motrices orales – Le contrôle et la coordination des lèvres, de la langue, de la mâchoire et de la gorge. Ces mouvements influencent la clarté de la parole ainsi que la gestion de l’alimentation et de la boisson.
20. Troubles de la déglutition (dysphagie) – Difficulté à faire passer les aliments ou liquides de la bouche à l’estomac en toute sécurité. Cela peut entraîner toux, étouffement ou sensation d’aliments coincés. Cela concerne la mécanique de la déglutition plutôt que la parole.
21. Trouble phonologique – Un schéma d’erreurs de parole affectant l’utilisation ou la combinaison des sons. Par exemple, dire « tat » au lieu de « chat ». Il se concentre sur les règles des sons plutôt que sur la prononciation individuelle.
22. Retard de langage – Lorsque les compétences linguistiques d’un enfant se développent plus lentement que prévu. Cela peut inclure un vocabulaire plus restreint, des phrases plus courtes ou des difficultés à comprendre les consignes par rapport aux pairs.
23. Hypernasalité – Résonance nasale excessive lors de la parole, donnant un son « nasal ». Souvent liée à une fente palatine ou à d’autres différences structurelles affectant le flux d’air dans la bouche et le nez.
24. Trouble du traitement auditif (TTA) – Difficulté à traiter ou interpréter les sons malgré une audition normale. Les enfants ou adultes peuvent mal comprendre les consignes ou avoir des difficultés dans des environnements bruyants.
26. Fente palatine – Une ouverture physique dans le toit de la bouche présente à la naissance. Elle peut affecter la parole, l’alimentation et la respiration. Cela décrit la structure, pas la capacité linguistique elle-même.
27. Trouble des sons de la parole (TSP) – Difficulté à produire ou organiser correctement les sons de la parole. Les enfants peuvent être difficiles à comprendre à cause de mauvaises prononciations ou de sons manquants.
28. Communication fonctionnelle – Utiliser le langage, les gestes ou d’autres méthodes pour communiquer efficacement dans la vie quotidienne. Il s’agit de faire passer clairement ses besoins, envies ou idées.
29. Trouble de la communication sociale – Difficulté à utiliser le langage dans les contextes sociaux, comme respecter les tours de parole, rester sur le sujet ou comprendre les indices non verbaux.
30. Intervention précoce – Fournir un soutien dès qu’une différence de parole ou de langage est remarquée. L’objectif est d’aider l’enfant à développer des compétences de communication adaptées à son âge.
31. Plan de traitement / Objectifs thérapeutiques – L’ensemble des objectifs ou compétences spécifiques qu’un professionnel de la parole ou du langage identifie pour une personne. Il explique quelles compétences doivent être travaillées et comment mesurer les progrès.
Comprendre ces 30 termes courants en orthophonie peut rendre la communication entre professionnels, patients et aidants beaucoup plus claire. Connaître ces mots vous aide à suivre les progrès, poser des questions éclairées et soutenir l’apprentissage à la maison. Les parents et aidants peuvent également utiliser des outils interactifs pour accompagner l’apprentissage, tels que les modèles dentaires et les marionnettes pour orthophonie.


